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Les espaces verts le long des rivières appartiennent-ils aux agriculteurs?

À qui appartiennent ces larges bandes non cultivées qui longent nos rivières et à quoi servent-elles?

Pour commencer, elles ont un nom : les bandes enherbées.
Ces zones non cultivées d’au moins 5 mètres (*) sont obligatoires sur une bonne partie du territoire français. Ces dispositifs agro-paysagers jouent un rôle de corridor biologique qui présente des avantages environnementaux indiscutables notamment pour limiter l’érosion du sol, protéger la faune et la biodiversité ou encore préserver la qualité de l’eau.

En effet, les organismes végétaux et microbiens des bandes enherbées « pompent » les éventuels excès de nitrates et de phosphore non utilisés par les plantes et apportés par les engrais minéraux, les fumiers ou des lisiers. Elles évitent aussi le ruissellement des produits de protection des cultures vers les cours d’eau.

La plupart du temps, les bandes enherbées appartiennent aux agriculteurs qui possèdent les champs qui longent les cours d’eau. Il revient à ces agriculteurs exploitants d’implanter et d’entretenir, à leur frais, des espèces végétales choisies en fonction de l’environnement et de leurs productions.

enherbage
Sources : Arvalis

(*) À lire sur les cartes IGN
La mise en place des bandes enherbées répond à une obligation (arrêté du 12/09/2006, qui abroge l’arrêté de 1975). Ces bandes sont exemptes d’applications d’engrais ou de produits phytosanitaires. Les randonneurs habitués des cartes IGN peuvent les repérer facilement à l’aide de points : traits continus ou discontinus de couleur bleue sur les cartes au 1/25 000 de l’IGN (Institut géographique national).